Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique (LAMPEA) — UMR 7269 — Université d’Aix-Marseille, CNRS, INRAP



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Parution | Les litho-espaces des sociétés de chasseurs-collecteurs de l’extrême fin du Paléolithique dans le centre de la France

Nouvelle parution d’un article dans la revue archéologique de l’Allier, par Alix Gibaud, Vincent Delvigne et Jean-Pierre Bracco, sur la modélisation des litho-espaces des sociétés de chasseurs-collecteurs de l’extrême fin du Paléolithique dans le centre de la France.

La socio-économie des techno-systèmes (sensu Testart 2012) de la transition Pléistocène-Holocène fait l’objet de nouveaux travaux qui en précisent les processus et les modalités, dans la moitié nord de la France (Fagnart 1997 ; Valentin 2008 ; Naudinot 2010 ; Fornage 2013) et plus récemment dans la moitié sud (Mevel 2010 ; Fat-Cheung 2015 ; Tomasso 2014 ; Langlais et alii 2019). Les derniers essais de synthèse mettent en exergue un véritable melting-pot culturel en Europe occidentale (Langlais et alii 2019, p. 358), en particulier pour la seconde partie du Paléolithique final (Naudinot et alii 2019).

Ce travail s’inscrit dans ce contexte de renouveau des recherches pour les sites de France centrale attribués au Paléolithique final. Il est mené dans le cadre d’un doctorat au Service d’archéologie préventive du département de l’Allier et au laboratoire LAMPEA (UMR 7269) à Aix-Marseille Université. La réflexion s’organise autour d’une chronologie courte : la seconde moitié du Paléolithique final (12.5-11 ka cal. BP).
Elle correspond à la transition Tardiglaciaire-Postglaciaire, qui génère un renouvellement profond
des écosystèmes entre l’évènement du Dryas récent (12.5-11.7 ka cal BP) et la première moitié du Préboréal
(11.7-10.8 ka cal. BP ; Rasmussen et alii 2007). Le cadre géographique s’étend du cœur des moyennes montagnes du Massif central au Val de Loire, incluant les grands couloirs alluviaux de l’Allier, du Cher et de la Loire qui
sont des axes de circulation préférentiels au Paléolithique récent (Bracco 1996 ; Delvigne 2016). C’est aussi une zone d’interface entre les aires de répartition du Laborien (Coulonges 1963), du « Belloisien » (Fagnart, 1997) et de l’Ahrensbourgien (Rust 1943 ; fig. 1).

La problématique porte donc sur les interactions entre ces différents groupes et sur la compréhension de
l’organisation spatiale des groupes d’affinités laboriennes sur leurs marges septentrionales. Cela interroge
également la signification de ces espaces en marge des courants culturels européens et questionne la pertinence des divisions traditionnelles

Voir en ligne : Modélisation des litho-espaces des sociétés de chasseurs-collecteurs, traditions culturelles et mobilités à l’extrême fin du Paléolithique (12.5-11 ka cal. BP)