Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

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Environnement et Subsistance au Pléistocène supérieur dans l’Est de la France et au Luxembourg. Etude ostéologique des gisements de la Baume de Gigny (Jura), Vergisson II (Saône et Loire) et Oetrange (Luxembourg) / Magali Fabre

[Soutenance de thèse]

Environnement et Subsistance au Pléistocène supérieur dans l'Est de la France et au Luxembourg. Etude ostéologique des gisements de la Baume de Gigny (Jura), Vergisson II (Saône et Loire) et Oetrange (Luxembourg) / Magali Fabre

lundi 13 décembre 2010 à 9 heures
Aix-en-Provence - MMSH - Salle Paul-Albert Février


Jury

- Jean-Philip Brugal
- Sabine Gaudzinski
- Christophe Lecuyer
- Jean-Luc Guadelli
- Philippe Fernandez
- Robert Chenorkian
- Foni Le Brun-Ricalens


Résumé

Les économies de subsistances des Hommes préhistoriques sont en étroite relation avec les paléoenvironnements. Ainsi les facteurs climatiques sont prépondérants dans les activités et les modes d’occupation des territoires par les groupes humains paléolithiques.
Ce travail mené est donc largement pluri-disciplinaire associant des méthodes qualitatives et quantitatives de reconstitutions paléoclimatiques et paléoenvironnementales combinées aux études taphonomique et archéozoologique des assemblages osseux. Le site de la Baume de Gigny (Jura) dont l’archéoséquence sert de référence pour l’Est de la France pour le Paléolithique moyen, se prête tout à fait à de telles approches. L’étude du climat est réalisée principalement à partir des isotopes de l’oxygène issus du phosphate de l’émail dentaire de Cheval, de Cerf et de Renne. Les environnements sont appréhendés par associations fauniques analysées selon les méthodes des cénogrammes ou encore dles histogrammes écologiques.
Cette étude a également permis de caler biochronologiquement le complexe moyen de la Baume de Gigny qui s’étendrait de l’OIS 5a (couche XX) à l’OIS 3 (couche VIII). Le pléniglaciaire de l’OIS 4 ne serait pas enregistré et pourrait signaler l’abandon de ces régions péri- montagneuses par les Hommes préhistoriques.
L’étude intégrée du climat et des modes de subsistances démontre une variabilité dans la gestion des ressources, dans la fonction du site et dans l’occupation du territoire franc-comtois au Moustérien. La séquence montre un refroidissement progressif entre les couches archéologiques XX à XVI en relation avec une diversification des espèces exploitées. Le Cerf et le Cheval constituent toutefois les espèces principales. Plus les conditions sont rigoureuses, plus la durée de l’occupation se réduit.
Un deuxième site, Vergisson II (Saône et Loire) souligne également la grande variabilité des comportements humains au Paléolithique Moyen, la période d’occupation de la cavité correspondant à celle non documentée à La Baume de Gigny. A l’instar de nombreux sites français de cette période (pléniglaciaire OIS4) l’industrie lithique de la couche 2 de Vergisson II se rattache à un Moustérien charentien de type Quina avec une exploitation de gibier principalement orientée vers le Renne.
Enfin l’étude du site d’Oetrange (Luxembourg) a permis de dégager les principaux critères distinctifs entre accumulations d’origine naturelle et celles d’origine anthropique.