Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

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Deux soutenances de thèses à l’Institut de Paléontologie humaine

Dynamique et Histoire des dépôts du Pléistocène inférieur et moyen ancien du dôme de Sangiran (Java central, Indonésie) : Caractérisation des surfaces d’occupation à Homo erectus / par Boris Brasseur

vendredi 25 septembre 2009 à 14 heures

Paris (Institut de Paléontologie humaine - Amphithéâtre)

Jury
- Gail ASHLEY
- Pascal BERTRAN
- Pierre ANTOINE
- Marie-Agnès COURTY-FEDOROFF
- Tony DJUBIANTONO
- François SÉMAH
- Philippe WALTER

Résumé

Les épais dépôts Quaternaires du dôme de Sangiran (Java) sont célèbres pour leur richesse en fossiles de vertébrés et notamment d’Homo erectus. Ces fossiles apparaissent vers 1.5 million d’années, et sont abondants dans les couches volcano-fluviatiles âgées de 1 à 0.7 M.a. Sur ce vaste ensemble de sites de plein air, seule la colline de Ngebung 2 a livré un assemblage archéologique préservé sous la forme d’une surface d’occupation humaine datée de 0.8 M.a.

Cette étude géologique s’est intéressée à la composition ainsi qu’aux processus de mise en place et d’évolution des séries sédimentaires incluant les niveaux archéologiques et paléontologiques de Sangiran. L’étude micromorphologique a été primordiale dans la démarche analytique, complétant l’approche de terrain.

Ce travail a permis de caractériser les plus anciens niveaux terrestres francs ayant pu accueillir localement les tous premiers Homo erectus. Nous avons aussi mis en évidence une série d’ambiances pédoclimatiques et des cycles pédo-sédimentaires renseignant sur la paléotopographie, les paléoenvironnements et l’influence du régime de mousson sur les dépôts.
A l’échelle du dôme, par la caractérisation de la nature et des sources des sédiments nous proposons une modélisation des directions d’écoulement des anciens cours d’eau et, en liaison avec une phase d’activité tectonique il y a 1 M.a., le développement d’un vaste cône de déjection alluvial venant du nord.

Par ailleurs, l’étude de plusieurs sites a permis de montrer que les tufs volcaniques étaient fréquemment altérés et remaniés. Ce résultat permettrait d’expliquer en partie la disparité des âges radiochronologiques proposés jusqu’à maintenant pour les dépôts fossilifères à partir de la datation de ces tufs.

Enfin au niveau du site de Ngebung 2, nous avons pu montrer que plusieurs coulées boueuses ont recouvert rapidement la surface d’occupation humaine. Ce phénomène explique la qualité de préservation du matériel dans ce site ainsi que dans plusieurs autres niveaux fossilifères des séries volcano-fluviatiles du dôme.

Les Ursidés au naturel et au figuré pendant la Préhistoire / par Elena Man-Estier

vendredi 9 octobre 2009 à 15 h

Paris (Institut de Paléontologie humaine - Amphithéâtre)

Jury
- Jean-Michel GENESTE
- César GONZALEZ SAINZ
- Patrick PAILLET
- Marylène PATOU-MATHIS
- Denis VIALOU
- Randall WHITE

Résumé

Rarement figuré dans le bestiaire paléolithique, l’ours n’en est pas moins l’un des animaux les plus proches de l’homme, par son physique, son éthologie et sa stature. Au-delà d’un nécessaire inventaire des représentations d’ours de l’art du Paléolithique supérieur, notre recherche s’inscrit dans l’approche naturaliste des animaux figurés dans l’art préhistorique développée au Muséum national d’Histoire naturelle. Dans ce cadre nous avons étudié et analysé près de deux cent représentations dans l’art pariétal et mobilier provenant de toute l’Europe. Nous les avons aussi mises en comparaison avec des représentations de l’animal issues des arts rupestres de l’Holocène (Asie, Europe du Nord, Amérique du Nord). Ce travail a permis de mettre en lumière de grandes convergences, parfois à travers le temps et l’espace. Elles portent notamment sur les « clés d’identification », que nous avons définies. La massivité, la rondeur du corps de l’animal, la forme de sa tête et de ses oreilles permettent de le déterminer. Nous nous sommes également intéressés au réalisme des représentations ainsi qu’à leur contexte thématique, topographique et archéologique. Plus généralement, nous nous sommes interrogés sur la valeur allégorique susceptible d’être portée par l’image. Nous considérons que certaines représentations d’ours ont pu acquérir une portée symbolique importante mais rien en l’état de notre recherche ne permet d’attester d’un rôle cultuel ou culturel particulier de l’ours dans les cultures du Paléolithique supérieur.