Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique
Lampea, UMR 7269


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Maion méditerranéenne des sciences de l'homme

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Claudia Defrasne - Séminaire de l’IDEMEC

Séminaire de l’IDEMEC

Vendredi 10 novembre 2017
14h00 – 16H00 MMSH, Aix-en-Provence, Salle 1

HÉTÉROGRAPHIE Séance 3

INVITÉE : Claudia Defrasne, LAMPEA, iconographie rupestre

Et si la préhistoire n’existait pas ? Écritures néolithiques en France méditerranéenne

La préhistoire est définie comme la « période de l’histoire de l’humanité comprenant l’ensemble des événements antérieurs à l’apparition de l’écriture » (TLF). Cette définition en négatif s’appuie ainsi sur le dualisme entre sociétés avec et sans écriture, un dualisme qui s’accompagne encore souvent d’une vision de l’écriture comme l’aboutissement des balbutiements graphiques antérieurs produits par des sociétés de « tradition orale ». Il n’y a pourtant ni filiation entre les peintures et gravures des grottes paléolithiques et les premières écritures pas plus qu’il n’y a de proto-écriture dans les iconographies pariétales et rupestres préhistoriques. La « symétrie fallacieuse » (Severi 2007) entre écriture et non-écriture ne permet pas de rendre compte de la variété des dispositifs mnémoniques cohérents et efficaces qui relient image, parole et mémoire (Severi 2007) et masque les manières dont « des formes évidemment graphiques ou apparemment non graphiques, architecturales ou spatiales, travaillent de pair avec les traditions orales » (Hugh Jones 2016). Ainsi, dès lors que l’on considère l’écriture comme une technique d’inscription d’un discours, peintures pariétales et gravures rupestres peuvent être considérées comme des écritures au sens de moyens graphiques de communication à condition de pouvoir en révéler les logiques de construction. En effet, ces systèmes graphiques « fonctionnent en établissant une relation entre des systèmes ordonnés de connaissances et des ensembles ordonnés d’éléments graphiques » (Hugh Jones 2016). En préhistoire, c’est donc cette structuration que nous devons nous attacher à démontrer car elle est seule à même de prouver que ces ensembles graphiques signifient et interagissent avec les discours. Dès lors qu’une structure syntaxique est révélée, peintures et gravures préhistoriques, mais également les sites eux-mêmes, apparaissent comme des lieux de production et de diffusion du social.

Plus d’infos sur le site de l’IDEMEC

Affiche