Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique
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Maion méditerranéenne des sciences de l'homme

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Être préhistorien et catholique en France (1859-1962) / Fanny Defrance-Jublot

[Soutenance de thèse]

vendredi 15 janvier 2016 - 9 heures
Paris

EPHE salle 114 du bâtiment Le France - 190 avenue de France

Jury
M. Denis PELLETIER, Directeur d’études à l’EPHE, Section des sciences religieuses
M. Claude BLANCKAERT, Directeur de recherche, Centre Alexandre Koyré, EHESS
M. Frédéric GUGELOT, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Reims
Mme Nathalie RICHARD, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université du Maine
M. Sylvain VENAYRE, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Pierre Mendès France (Grenoble)

Résumé
Un certain nombre de préhistoriens ont revendiqué deux parts de leur identité : celle qui révélait de leur appartenance à une communauté scientifique et celle qui procédait de leur engagement pour le catholicisme. La conjonction ’’et’’ dans l’intitulé du sujet rend compte d’une somme variée de choix subjectifs et de ce qui s’est joué dans l’interface. Grâce au croisement des sources manuscrites et des sources imprimées, nous questionnons leurs rapports à leurs communautés d’élections dans un contexte de sécularisation et de lutte contre le modernisme au sein de l’Église, l’influence de leur foi sur leurs interprétations et leurs efforts pour construire des scénarios des origines satisfaisants leurs exigences scientifiques et religieuses. Deux historiographies peuvent être rapprochées, celle de l’histoire culturelle et religieuse et celle de l’histoire de la préhistoire. La longue durée du découpage chronologique, qui débute en 1859 avec la reconnaissance des travaux de Jacques Boucher de Perthes, permet d’observer la succession des différentes générations, les fidélités revendiquées ainsi que les déplacements opérés. La question préhistorique étant longtemps restée problématique pour l’Église catholique, le découpage s’achève en 1962 avec le Concile Vatican II, vécu par les préhistoriens catholiques comme une marque d’apaisement définitive.