Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique
Lampea, UMR 7269


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Maion méditerranéenne des sciences de l'homme

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Le Prix de Recherche de la Fondation Nestlé France 2015 a été attribué à Leïa Mion

La Fondation Nestlé France attribue chaque année trois bourses scientifiques dotées de 20.000 euros chacune à de jeunes chercheurs dont les projets portent sur l’alimentation dans ses dimensions biologiques, sociales ou humaines. L’objectif de ces bourses est de soutenir des candidats en fin de thèse ou de leur permettre d’avoir une expérience de recherche postdoctorale.

Le 2 juin 2015, le jury composé de : Jean-Pierre Poulain, Président du Comité d’experts, Gilles Boetsch, Directeur de recherche au CNRS, Sandrine Andrieu, Professeur des Universités en santé publique, Jean-Paul Laplace, Membre de l’Académie de Médecine, Patrick Tounian, Pédiatre et Nutritionniste, Claude Fischler, Sociologue, Directeur du Centre Edgar Morin, Pierre Combris, Economiste, et Pascal Ory, Historien, s’est réunit afin de sélectionner les trois lauréats 2015.

“L’alimentation de la fin de l’Antiquité et du début du Moyen-Age dans le Sud-Est de la France : Une approche biochimique”

Ce projet de recherche vise à restituer les pratiques alimentaires de plusieurs populations du pourtour méditerranéen français (région bien documentée par l’histoire et l’archéologie et riche en environnements contrastés) au cours de la transition entre l’Antiquité et le Moyen Age. Il s’inscrit dans le cadre de la définition du concept d’alimentation méditerranéenne et explore de ce fait les liens des individus avec leur environnement, l’impact quotidien des événements historico-culturels sur leurs vies et les corrélations entre alimentation et état sanitaire. La méthode choisie est celle de l’analyse des isotopes stables du carbone et de l’azote, dosés directement sur les ossements. Ces marqueurs permettent d’estimer, pour chaque individu, les tendances plutôt herbivore ou carnivore de l’alimentation ainsi que la contribution des ressources aquatiques. Au final, 500 échantillons osseux répartis entre la faune et les humains seront analysés.

La thèse de Mme Leïa Mion est co-dirigée par Estelle Herrscher (CR CNRS) et Robert Chenorkian (PR AMU).