Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique
Lampea, UMR 7269


Partenaires

CNRS


Rechercher

 
Directeur de l'unité
Jean-Pierre Bracco

Directeurs adjoints
Estelle Herrscher
Xavier Margarit


LAMPEA (UMR 7269) MMSH
BP 647
5 rue du Château de l'Horloge
13094 Aix-en-Provence
Cedex 2
33 (0) 442 52 42 94
barnier@mmsh.univ-aix.fr

Maion méditerranéenne des sciences de l'homme

Accueil > Lampea-Doc > Soutenances de thèse

Le végétal dans l’économie des chasseurs-cueilleurs préhistoriques de Palawan : le reflet de l’industrie lithique / par Hermine Xhauflair

[Soutenance de thèse]

vendredi 12 septembre 2014 à 14 h
Paris : Institut de Paléontologie humaine

Constitution d’un référentiel

De nombreux éléments, parmi lesquels des traces d’usures présentes à la surface d’outils lithiques, suggèrent que les plantes ont joué un rôle majeur dans l’économie des chasseurs-cueilleurs préhistoriques d’Asie du Sud-Est. L’existence d’une industrie en bambou a même été suggérée par certains chercheurs1 afin d’expliquer la simplicité technologique des outils en pierre et la difficulté d’établir une typologie lithique dans cette région.
Cependant, l’absence d’un référentiel des traces d’usure présentes à la surface des outils de pierre limite les possibilités de diagnostic de ces stigmates d’utilisation et entrave l’évaluation de cette hypothèse.
L’objectif de cette recherche est d’établir à l’aide d’une méthodologie interdisciplinaire ce référentiel de traces d’usure dues au travail des plantes et qui soit adapté à la végétation particulière de l’île de Palawan et de l’Asie du Sud-Est.
Tout d’abord, une enquête de terrain ethnoarchéologique a été menée parmi les Pala’wan afin de savoir quelles plantes sont utilisées aujourd’hui.
Dans un second temps, des activités sélectionnées ont été reproduites expérimentalement à l’aide d’outils taillés en jaspe rose local. Celles-ci impliquent le travail de 15 taxons végétaux appartenant à des familles différentes et qui comprennent trois genres de bambous.
Enfin, ces outils en pierre ont fait l’objet d’analyses à la loupe binoculaire et au microscope optique afin de décrire précisément les traces d’usures dues à chaque activité et à chaque plante.

Les résultats mettent en évidence des différences qualitatives de traces d’usures entre taxons végétaux et révèlent aussi l’existence de « patterns » spécifiques liés à des activités particulières comme par exemple la préparation de fibres pour la vannerie. Ils ouvrent des perspectives prometteuses pour les analyses fonctionnelles d’industries lithiques et par conséquent pour la compréhension des comportements humains et des relations homme-nature sur l’île de Palawan et en Asie du Sud-Est durant la préhistoire.

Contact
Xhauflair@mnhn.fr