Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique Lampea

Laboratoire méditerranéen de préhistoire Europe Afrique
Lampea, UMR 7269


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Maion méditerranéenne des sciences de l'homme

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Mission Caucase (depuis 2002)

Vincent Ollivier - Membre de l’équipe CNRS, Mission des Affaires Étangères

Sur un axe compris entre Mer Méditerranée et Mer Caspienne une multitude de formationstravertineuses peuvent être rencontrées (fig. 1). Variété des situations liée à la diversité des contextes paysagés, implication d’un large cadre chronologique (de l’Eocène à l’Holocène récent), relations privilégiées avec les occupations humaines, sensibilité aux multiples facteurs locaux de forte variabilité (évènements météorologiques, incendies, etc.) ou aux changements plus généraux (fluctuations climatiques quaternaires globales, impact évolutif des sociétés humaines), sont les atouts majeurs des travertins du pourtour méditerranéen, de Roumanie et d’Arménie. Les travertins ont fréquemment suscités un grand intérêt de la part des géologues, géographes, préhistoriens et paléoenvironnementalistes. A titre d’exemple, depuis le début des années 80 (XX siécles), de véritables actions de recherche pluridisciplinaires motivées par la richesse intrinsèque de ces formations se sont développées du Languedoc à la Provence (sud de la France)sous l’initiative de Jean Nicod (formations carbonatées externes tufs et travertins - Collectif 1981), Jean Vaudour (A.T.P. P.I.R.E.N. : Les édifices travertineux et l’histoire de l’environnement dans le midide la France, -J. Vaudour 1988), Jean Louis Vernet et Jean Vaudour (A.T.P. P.I.R.E.N. Milieux et anthropisation à l’Holocène en Méditerranée occidentale à partir des sites karstiques, J.-L. Vernet et J.Vaudour, 1988-1990) ou encore Paul Ambert (G.D.R. 1058 : Travertins et dépressions fermées depiémont : paléoenvironnements et anthropisation des paysages du midi méditerranéen, P. Ambert 1997). En revanche, la quasi-absence de recherches dans ce domaine marque les territoires arméniens ou roumains
Les études actuelles, effectuées dans le cadre de programmes internationaux (« Mission Caucase », Programme ECLIPSE, « Environnements quaternaires du Petit Caucase : forçage duvolcanisme, des glaciations et de l’Homme », Programme ECONET, « Paléoéconomie et paléomilieu dans le contexte néolithique européen entre mer Noire et mer Caspienne », Programme Collectif de Recherche « la France méditerranéenne entre deux mondes, diversité biologique, diversité culturelle entre 45 et 35 Ka »), sont centrées sur un axe Méditerranée-Caucase et s’inscrivent naturellementdans la continuité du travail réalisé par ces différentes actions scientifiques dont les principaux résultats connurent déjà quelques comparaisons à l’échelle européenne (J. Vaudour 1988). Il ne s’agit pas ici de dévoiler de façon prématurée les résultats en passe d’être obtenus, maisde démontrer par quelques exemples évocateurs, l’intérêt et le potentiel exceptionnel des formationstravertineuses présentes au sein des espaces français, arméniens et roumains, actuellement en cours d’étude.