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P3-Comportements humains et dynamiques de peuplement dans leurs diversités environnementales

Responsable : Anna Degioanni

Personnels permanents : Anna Degioanni, Estelle Herrscher, Gwenaëlle Goude, Renaud Lisfranc, Yaramila Tchérémissinoff

Doctorants & Post-Doctorants : Sara Bernardini, Marie Linglin, Leïa Mion, Christina Cheung, Tayiba Ibrahim Hassan

Mots-clés - Anthropologie, comportements, alimentation, funéraire, modélisation démographique, insularité, biochimie isotopique, Europe, Pacifique, Caucase, Paléolithique, Préhistoire récente

Les sociétés complexes évoluent dans un espace défini par des conditions environnementales et elles répondent à des schémas culturels, à partir desquels notre objectif est d’en évaluer les interrelations et leurs évolutions. Ces présupposés conduisent à analyser les modalités et formes d’évolution des sociétés au travers
d’une thématique en particulier : l’alimentation et ses comportements associés. Les interrelations, entre les individus d’un même groupe, entre les groupes voisins, entre les groupes et l’extérieur structurent les comportements dont la finalité vise à préserver la stabilité relative et la pérennité des groupes. L’évolution
des pratiques alimentaires en lien avec des spécificités environnementales et des contraintes culturelles et économiques peuvent avoir une incidence sur l’état de santé et la structuration sociale des groupes.

C’est à ces questionnements que nous souhaitons répondre lors du prochain quinquennal sur plusieurs terrains continentaux, en Europe, ainsi que dans le Caucase, sur des terrains côtiers comme le pourtour méditerranéen (France SE, Italie) et des terrains insulaires (Corse et Pacifique). Afin d’appréhender au mieux les particularismes méditerranéens, les terrains s’étendent également sur l’ensemble du territoire français, en particulier dans le Bassin Parisien et sur la façade atlantique. Nous développons ici une approche multi- et interdisciplinaire pour laquelle la mise en place de collaborations nationales et internationales a déjà été initiée.

Concernant les recherches portant sur les pratiques alimentaires, afin de s’inscrire dans une recherche compétitive et novatrice, il s’agit de veiller à ce que nos projets de recherche s’insèrent au mieux dans une approche méthodologique résolument pluridisciplinaire. Il s’agit d’acquérir de nouvelles données isotopiques (C,N,O,S sur collagène/apatite et sur Acides Aminés) pré et protohistoriques de différents terrains et d’intégrer, en plus : (1) d’autres éléments comme les isotopes radiogéniques du Sr afin de considérer les questions de mobilités, et (2) d’autres types d’analyses bioarchéologiques, relatives à l’ADN ancien pour identifier les particularités génétiques des groupes humains et relatives au tartre et aux paléoparasites dans le but de compléter la caractérisation alimentaire des sujets. De telles approches pluridisciplinaires dépassant les compétences développées au sein de notre unité, elles nécessiteront bien entendu la mise en place de collaborations nationales (Génétique : MF. Deguilloux, PACEA, Bordeaux ; Sr : V. Balter, ENS de Lyon, Paléoparasitologie, M. Lebailly, Besançon) et internationales (Sr : D. Salazar-Garcia, Univ. Cap Town, Af, Sud ; Tartre : R. Powell, M).

Concernant les recherches portant sur la dynamique du peuplement, la modélisation génétique et démographique de la population néandertalienne et notamment, la dimension de la taille de la population néandertalienne reste sujette au débat. Le questionnement sur la disparition est abordé par différents programmes NeDeMo, NeMoMo, puis un projet Infinity/CNRS dans le cadre de recherche pluridisciplinaire afin d’identifier les paramètres démographiques (fertilité, taux de survie au cours du temps, structure de la population, taille de la population au cours du temps) en tenant compte des données issues de l’analyse génétique, des fossiles, des données lithiques et fauniques et environnementales (climat).

[Mise à jour en cours - Octobre 2019]