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P2-Cultures matérielles : systèmes techniques et représentations

Responsable : Cyril Montoya

Membres permanents : Maxence Bailly, Jean-Pierre Bracco,Pascale Barthes, Anne Hasler, Xavier Margarit, Cyril Montoya, Sabine Negroni, Jean-François Pasty, David Pelletier, Guillaume Porraz

Doctorants & Post-Doctorants : Alix Gibaud, Océane Laroche, Benoit Longet, Jules Masson Mouret, Marie-Philippine Montagné, Marie-Elise Porqueddu, Adrien Reggio, Laurine Viel

Mots clés - socio économie, systèmes techniques, technologie culturelle, culture matérielle, représentations

L’identification progressive de degrés du fait, pour reprendre l’expression d’A. Leroi-Gourhan, de plus en plus fins conduit à un basculement des études de la culture matérielle des analyses technologiques vers des analyses systémiques permettant de mettre en évidence les agents et facteurs à l’origine des transformations observées et d’objectiver les transformations de la culture matérielle dans le maillage dense des différents milieux au sein desquels évoluent les sociétés préhistoriques : milieux sociaux, environnementaux, climatiques, techniques, psychiques…

L’un des objectifs du Programme est d’explorer cet aspect, en identifiant les espaces géo- et chrono-localisés les plus pertinents pour développer cette approche complexe. À côté de la poursuite des travaux déjà bien engagés dans le précédent projet quadriennal, 2 moments historiques sont proposés, en raison des données déjà disponibles et des travaux en cours :
1- la recomposition des espaces et des sociétés entre les évènements de Heinrich 2 & 1, en insistant sur les données des Balkans et de l’Italie centrale et méridionale, encore peu explorées ;
2- le « phénomène Campaniforme » dont les interprétations actuelles en termes soit culturel soit technologique ne permettent pas de rendre compte de manière satisfaisante.

Le deuxième grand objectif est de continuer à réinvestir le terrain d’Afrique du nord, en particulier au Maroc et en Tunisie. Le programme en cours en partenariat avec l’INSAP et co-dirigé par A. Bouzzougar et P. Fernandez offre une occasion unique d’élargir la thématique de l’émergence des séries industrielles laminaires et lamellaires, qui se développpe selon des processus très différents de ceux connus sur la rive nord de la Méditerranée. La transition Atérien/Ibéromaurusien est en effet très mal documentée et la diversité des séries rattachées à l’Ibéromaurusien pose question sur la pertinence même de sa définition. A terme, il sera passionnant de confronter le même processus d’apparition et de développement des séries laminaires entre les rives de la Méditerranée. S’ils sont différents, cela ne signifie pas qu’ils soient sans liens !

Enfin, la thématique de l’émergence et développement des sociétés à comportements modernes en Méditerranée occidentale, déjà bien engagée, sera poursuivie mais nécessite l’arrivée d’au moins un personnel spécialiste des analyses fonctionnelles.

Les travaux sur l’archéologie des images selon les concepts de l’anthropologie des représentations et l’anthropologie des images sont une démarche très novatrice engagée récemment par l’unité et qui a vocation à être développée. Ces recherches vont d’ailleurs été soutenues par C. Defrasne dans le cadre d’un post-doc LabexMed et par J. Masson-Mourey dans le cadre d’une thèse avec contrat doctoral.

Réseaux, Techniques, Méthodes : le LAMPEA est un des laboratoires leader de la Base de données géoréféncées des formations à silex du sud de la France qui associe les laboratoires PACEA, TRACES, CEPAM, l’INRAP et la société Paleotime, avec le soutien du CNRS et du Ministère de la Culture. Cette mise en commun des données et surtout la mise au point de nouveaux outils de descriptions et d’analyse des matériaux siliceux (chaîne évolutive du silex) et sa traduction dans une cartographie dynamique qui permet une exploitation scientifique très fine sont des outils essentiels que nous continuerons à développer avec nos partenaires.

[Mise à jour en cours - Octobre 2019]